Traumatisme crânien de l’enfant : le syndrome du bébé secoué

syndrome du bébé secoué

Syndrome du bébé secoué ou traumatisme crânien non accidentel par secouement

Le syndrome du bébé secoué est également une source de traumatisme crânien de l’enfant.

Chaque année, des centaines d’enfants français sont victimes de ce type de violence. Le manque de connaissance du diagnostic est fréquent et expose au risque de récidive et, par conséquent, de séquelles sévères persistantes ou de décès.

La définition du syndrome du bébé secoué de la Haute Autorité

La Haute autorité de santé le définit comme suit :

« Le syndrome du bébé secoué (SBS) est un sous-ensemble des traumatismes crâniens infligés ou traumatismes crâniens non accidentels (TCNA), dans lequel c’est le secouement, seul ou associé à un impact, qui provoque le traumatisme crânio-cérébral. Les secousses en cause sont toujours violentes, produites le plus souvent par une saisie manuelle du thorax du bébé sous les aisselles. Les décélérations brutales antéro-postérieures de la tête sont responsables d’un ballottement du cerveau dans la boîte crânienne et de l’arrachement des veines ponts situées à la convexité. Il survient la plupart du temps chez un nourrisson de moins de 1 an et dans 2/3 des cas de moins de 6 mois. »

Syndrome du bébé secoué : les Symptômes initiaux

On peut évoquer d’emblée une atteinte neurologique grave associant à des degrés divers :

  • malaise grave : troubles aigus de la vigilance et de la conscience allant jusqu’au coma ;
  • apnées sévères voire arrêt cardio-respiratoire ;
  • convulsions répétées ou état convulsif ;
  • signes d’hypertension intracrânienne aiguë (plafonnement du regard, vomissements) ;
  • hypotonie axiale, déficit moteur brutal ;
  • pâleur.

Voir à ce sujet : Document de la Haute Autorité de Santé, traumatisme crânien non accidentel par secouement

Syndrome du bébé secoué : les recommandations de la Haute autorité de santé

La Haute autorité de santé a élaboré des recommandations pour permettre de déceler ou caractériser le syndrome du bébé secoué que nous détaillons par la suite.

Le Syndrome du bébé secoué est certain dans ces trois cas :

  1. Avec caillots à la convexité (vertex) traduisant la rupture de veines-ponts
  2. ou HSD (Hématomes sous-duraux) plurifocaux et HR (Hémorragies rétiniennes) quelles qu’elles soient.
  3. ou, de même, HSD unifocal avec lésions cervicales et/ou médullaires.

Le syndrome du bébé secoué est aussi probable dans ces trois cas :

  1. HSD plurifocaux même sans aucune autre lésion
  2. ou HSD unifocal avec HR intrarétiniennes limitées au pôle postérieur
  3. ou aussi HR touchant la périphérie et/ou plusieurs couches de la rétine, qu’elles soient uni ou bilatérales.
syndrome du bébé secoué

Le rôle de l’avocat et le syndrome du bébé secoué.

Secouer un bébé peut certainement constituer un crime ou un délit dans le cas où on établit l’intention. Précisons aussi que toute personne ayant connaissance de mauvais traitements sur mineur doit le signaler.

L’avocat doit, par ailleurs, avoir une bonne connaissance des problématiques du syndrome du bébé secoué. Il pourra ainsi engager une procédure devant la juridiction pénale et saisir la CIVI, commission d’indemnisation des victimes d’infractions.

Précisons de même qu’il existe un délai pour saisir la CIVI :

  • 3 ans à partir de la date de l’infraction, s’il n’y a pas encore eu de procès,
  • mais encore, s’il y a déjà eu un procès, 1 an à partir de la décision définitive rendue par un tribunal pénal.

L’indemnisation est possible, dès lors que l’on établit le secouement, même si l’auteur est inconnu.

Nous recommandons, par ailleurs, de parcourir les sites relatifs au syndrome du bébé secoué :

•  Haute Autorité de Santé : traumatisme crânien non accidentel par secouement >

Contact : RSL Avocat des victimes de traumatisme crânien

Mon cabinet a comme domaine d’activité principal la défense juridique des victimes de dommages corporels. Écoute, confiance et réactivité sont aussi indissociables de mon action d’accompagnement et de conseils généraux.

J’ai les compétences nécessaires en tant qu’avocat des victimes de traumatisme crânien. En effet, j’ai obtenu au cours des années des diplômes des facultés de médecine. Premièrement le D.I.U. Évaluation des traumatismes crâniens et ensuite le D.I.U. Traumatisme crânien de l’enfant et de l’adolescent, syndrome du bébé secoué.

Avocate au barreau de Paris, j’accompagne les victimes de traumatisme crânien dans toutes les démarches administratives et juridiques concernant ce champ du droit dans le but d’obtenir la meilleure indemnisation possible des préjudices subis. Situé à Paris, dans le XVII arrondissement, vous pouvez me contacter à l’aide des formulaires de demande d’information et de demande de rendez-vous, par téléphone au +33(0)1 88 32 81 27 ou par courriel : contact@rsl-avocat.com. Je vous répondrai dans les plus brefs délais.

Le syndrome du bébé secoué, illustration en vidéo

Syndrome du bébé secoué, c’est-à-dire des secousses répétées et violentes infligés par l’adulte, souvent par énervement, qui peuvent causer la mort. Mais aujourd’hui des voix s’élèvent pour dénoncer des accusations abusives. Reportage vidéo France 24.

Articles connexes à syndrome du bébé secoué