J’assiste depuis des nombreuses années les victimes de traumatismes crânien. Je travaille avec des membres d’une équipe de professionnels dont l’intervention permet de délimiter l’étendue des séquelles, dont certaines ne sont pas apparentes, et d’obtenir la meilleure indemnisation. L’assistance d’un médecin spécialisé est aussi indispensable pour conseiller la victime et l’assister lors des expertises médicales. En tant qu’avocat des victimes en traumatisme crânien, je veille à orienter si nécessaire mes clients vers un neuropsychologue, un psychiatre, un ergothérapeute, ou un autre professionnel, selon les besoins détectés.

Titulaire d’un diplôme universitaire relatif aux traumatismes crâniens « Évaluation des Traumatisés Crâniens » et, ayant une expérience certaine dans la défense de victimes de dommages corporels, je suis d’une grande utilité à ces derniers et je les accompagne avec expertise dans la procédure d’indemnisation.

Qu’est ce que le traumatisme crânien ?

Précisons d’abord que le traumatisme crânien est une lésion cérébrale d’origine traumatique. Il peut s’agir par exemple d’une fracture du crâne, d’une commotion cérébrale ou d’une contusion cérébrale.

Les traumatismes crâniens regroupent à la fois les lésions du cuir chevelu, les fractures du crâne, les commotions cérébrales, les hématomes (contusions), les déchirures (lacérations) cérébrales, l’accumulation de sang dans le cerveau ou entre le cerveau et la voûte crânienne (hématomes intracrâniens) et les lésions des cellules nerveuses dans l’ensemble du cerveau (lésions axonales diffuses). Des saignements peuvent également se développer entre les couches recouvrant le cerveau (hémorragie sous-arachnoïdienne). Dans certains cas, le cerveau peut ne subir aucun dommage, même lorsque les lésions externes sont sévères.

Les statistiques du traumatisme crânien

Les accidents de la route ou accidents de la voie publique sont souvent à l’origine de ce type de dommages corporels. Ainsi on estime que les accidents de la route représentent ’environ la moitié des traumatismes crânien.

Le  traumatisme crânien touche des centaines de milliers de personnes chaque année. Ainsi 281 personnes sont touchées pour 100000 habitants, avec une prédominance deux fois plus grande pour le sexe masculin. Indiquons aussi que les accidents de la voie publique représentent en France la première cause de traumatisme crânien. Ainsi ces accidents sont à l’origine de 60% des hospitalisations pour traumatisme crânien, et 70% des décès par traumatisme crânien. La deuxième cause recensée sont les chutes qui représentent 30% des hospitalisations et 14% des décès.

Les conséquences du traumatisme crânien

Le traumatisme crânien peut être grave, modéré ou léger.

Dans tous les cas, les blessures à la tête ou au cerveau peuvent avoir des conséquences permanentes. une lésion cérébrale peut entraîner des troubles cognitifs. Ainsi elle peut affecter presque tous les aspects de votre fonctionnement quotidien et interférer avec votre capacité à mener une vie normale, et elle peut même altérer votre personnalité. En outre, les traumatismes crâniens peuvent entraîner une douleur chronique, comme des maux de tête, un handicap et nécessitent souvent un traitement intensif.

Si vous ou l’un de vos proches avez subi un traumatisme crânien, vous avez probablement engagé ou allez engager des frais médicaux importants. La victime du traumatisme crânien a peut-être perdu des journées de travail, est incapable de mener normalement sa vie quotidienne, comme effectuer des tâches ménagères usuelles.

Votre vie sociale et affective pourrait en pâtir. Vous pourriez également avoir une incapacité temporaire ou permanente.

Ce type de traumatisme peut entraîner deux types de lésions:

  • Premièrement les lésions de contact : Contusions directes, plaies crânio-cérébrales, hématome extradural.
  • Deuxièmement les lésions d’inertie : contusions de contrecoup, hématome sous-dural, lésions axonales, hématome intra-cérébral.

Il faut savoir que la gravité d’un traumatisme crânien se mesure grâce au Glasgow coma scale ou GCS. C’est le score qui est mesuré en urgence ou 30 minutes après le traumatisme. Il est évalué de 3 à 15:

  • De 13 à 15, le traumatisme est léger,
  • ensuite entre 8 et 12 il est modéré,
  • et finalement de 3 à 8 le traumatisme crânien est sévère.

GCSTraumatisme
CGS< 8Grave
8< GCS <12Modéré
13< GCS <15Léger

Les trouble causés par le traumatisme crânien

Le traumatisme crânien est à l’origine d’une diversité de troubles. Nous expliquons sommairement certains ci-après.

Le traumatisme crânien peut conduire à des états de paralysie. Cette parésie peut être une paralysie incomplète ou complète.

Aussi le traumatisme crânien peut être également causer une atteinte à la qualité des mouvements comme des tremblements, ou une incoordination, dans le cas du syndrome cérébelleux par exemple.

De même les troubles causées par le traumatisme crânien peuvent consister en une atteinte de la conception et de la réalisation du geste, en cas s’agit d’apraxie notamment.

Le traumatisme crânien peut également causer des déficiences cognitives dans le cas d’un syndrome frontal.

traumatisme crânien, les troubles de la mémoire

Les troubles de la mémoire, tableau récapitulatif.

TROUBLEDÉFINITION
AntérogradeL’amnésie depuis l’événement traumatique est dite antérograde.
RétrogradeL’amnésie avant l’événement traumatique est dite rétrograde
Lacune mnésiqueC’est l’amnésie avant l’accident qui se poursuit après l’accident
Syndrome de KorsakoffIl s’agit de troubles de la mémoire avec fabulation
Les aphasiesTroubles du langage .Il existe deux types d’aphasie : L’aphasie de Broca, non fluente,et l’aphasie de Wernicke, qui est fluente

Il faut savoir que l’article 76 de la loi handicap du 11 février 2005 prévoit que les personnes aphasiques peuvent se faire accompagner devant les tribunaux par une personne de leur choix ou un professionnel.

Voici les sites de deux associations concernant l’aphasie :

Association Internationale Aphasie – AIA

Fédération Nationale des Aphasiques de France

L’état de stress post-traumatique

Il peut survenir chez les personnes ayant été victimes d’un violent traumatisme, même s’il s’agit d’un traumatisme crânien léger. Il surgit à partir de un mois après l’événement traumatique, voire six mois après auquel cas il s’agit d’un état de stress post traumatique à débit différé. Cet état est caractérisé par des syndromes d’intrusion et de répétition (reviviscence, cauchemars), une hyperactivité ou hypervigilance (colère, irritabilité, troubles du sommeil notamment), des symptômes anxieux, des évitements.

Il est indemnisable, à la différence de l’état de stress aigu.

Les lésions de Blast : le traumatisme crânien chez les militaires

Elles sont conséquentes à une explosion. On les classe en:

  1. les lésions primaires : les effets de l’onde de choc,
  2. deuxièmement, les lésions secondaires : la projection des débris sur la victime,
  3. lésions tertiaires : la projection de la victime elle-même,
  4. et finalement les lésions quaternaires : inhalation de la fumée, les brûlures, notamment.

La perte de connaissance : coma, état végétatif, Etat pauci relationnel, mutisme akinétique, locked in syndrome

Tout d’abord il faut dire que le coma est l’état de quelqu’un qui est immobile. Aussi les yeux clos, il ne réagit pas au stimuli, et n’a conscience ni de lui-même ni de son environnement.

Aussi plusieurs critères caractérisent l’état végétatif : une ouverture intermittente des yeux avec cycles veille/sommeil, le maintien des fonctions vitales, le maintien des réflexes du tronc cérébral et de la moelle, l’absence de réponse appropriée, reproductibles et intentionnelle à un stimuli, l’absence de compréhension et d’expression du langage.

Etat pauci relationnel : on l’appelle aussi « état de conscience minimale », de patients dont les réponses sont inconstantes mais reproductibles. Les mouvements sont finalisés, la verbalisation intelligible, la fixation et le suivi du regard sont adaptés, et les manifestations affectives appropriées.

Le mutisme akinétique : c’est l’état d’une personne en état d’éveil et conscience, mais sans motricité spontanée, sans motricité oculaire spontanée, sans communication verbale spontanée.

Le locked in syndrome : Il se caractérise par une ouverture des yeux, une tétraplégie, une aphonie, des fonctions cognitives conservées, une élévation du regard et un clignement des yeux possible.

Le handicap invisible

La victime peut présenter des déficits cognitifs sans qu’aucune lésion ne soit visible au scanner ou l’IRM cérébral. Les déficits peuvent également passer inaperçus du fait de l’anosognosie. C’est ce qu’on appelle le handicap invisible.

L’anosognosie

Le traumatisé crânien est anosognosique, ce qui signifie qu’il ne reconnaît pas la réalité de son état physiologique.

Le traumatisme crânien léger

Le traumatisme crânien léger se caractérise par un score de Glasgow de 13 à 15, une perte ou altération de la conscience de moins de 30 minutes, ou une amnésie post traumatique de moins de 24 heures.

Le traumatisme crânien léger est à tort, souvent sous-estimé et négligé. A cette fin, seul un avocat averti des caractéristiques du traumatisme crânien léger sera à même d’obtenir une bonne indemnisation pour la victime.

Le traumatisme crânien léger peut se compliquer en un syndrome post commotionnel. Aussi l’’état de stress post traumatique aggrave le traumatisme crânien léger.

Le traumatisme crânien des sportifs : la commotion cérébrale

Les sportifs sont souvent victimes de traumatismes crâniens légers qui, en raison de leur répétition, deviennent graves.

Le syndrome devient post commotionnel lorsque les symptômes persistent pendant au moins trois mois.

Parmi ces symptômes on trouve, le plus fréquemment, les céphalées, des sensations vertigineuses, une intolérance au bruit, l’insomnie, une modification des humeurs et caractères, des plaintes cognitives.

Le traumatisme crânien des enfants

Le traumatisme crânien est plus grave quand il survient chez l’enfant, qui est plus vulnérable et dont les aires cérébrales sont immatures. Ce type de traumatisme requiert une bonne connaissance de la part de votre avocat car il comporte des spécificités.

Le syndrome du bébé secoué en fait partie. Il constitue une infraction pénale.

Un administrateur ad hoc pourra être désigné afin de protéger l’enfant, et il pourra saisir la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infraction) d’une demande d’indemnisation.

Mon cabinet RSL Avocat, compétent dans ces domaines, est en mesure d’aider au mieux les victimes.