Un traumatisme crânien est une lésion cérébrale d’origine traumatique.

Le traumatisme crânien peut être grave, modéré ou léger.

Dans tous les cas, les blessures à la tête ou au cerveau peuvent avoir des conséquences permanentes. Non seulement une lésion cérébrale peut affecter presque tous les aspects de votre fonctionnement quotidien et interférer avec votre capacité à mener une vie normale, mais elle peut même altérer votre personnalité. En outre, les traumatismes crâniens peuvent entraîner une douleur chronique, un handicap et nécessitent souvent un traitement intensif.
Si vous ou l’un de vos proches avez subi un traumatisme crânien, vous avez probablement engagé ou allez engager des frais médicaux importants. La victime du traumatisme crânien a peut-être perdu des journées de travail, est incapable de mener normalement sa vie quotidienne, comme effectuer des tâches ménagères usuelles.

Votre vie sociale et affective pourrait en pâtir. Vous pourriez également avoir une incapacité temporaire ou permanente.

Contactez-nous pour discuter de vos options légales et de l’indemnisation possible.

Ce type de traumatisme peut entraîner deux types de lésions:

  1. Lésions de contact : Contusions directes, plaies crânio-cérébrales, hématome extradural.
  2. Ou lésions d’inertie : contusions de contrecoup, hématome sous-dural, lésions axonales, hématome intra-cérébral.

Il faut savoir que la gravité d’un traumatisme crânien se mesure grâce au Glasgow coma scale ou GCS. C’est le score qui est mesuré en urgence ou 30 minutes après le traumatisme. Il est évalué de 3 à 15:

  • De 13 à 15, le traumatisme est léger,
  • entre 9 et 12 il est modéré,
  • et de 3 à 8 il est sévère.

Le traumatisme crânien est à l’origine d’une diversité de troubles.

Certains sont sommairement expliqués ici.

Le traumatisme crânien peut conduire à des états de paralysie.
La parésie est une paralysie incomplète.
La plégie est la paralysie complète.

Le traumatisme crânien peut être également causer une atteinte à la qualité des mouvements comme des tremblements, ou une incoordination, dans le cas du syndrome cérébelleux par exemple.

Les troubles peuvent consister en une atteinte de la conception et de la réalisation du geste, en cas s’agit d’apraxie notamment.

Le traumatisme crânien peut également causer des déficiences cognitives dans le cas d’un syndrome frontal.

  1. Antérograde : L’amnésie depuis l’événement traumatique est dite antérograde.
  2. Rétrograde : L’amnésie avant l’événement traumatique est dite rétrograde.
  3. Lacune mnésique : C’est l’amnésie avant l’accident qui se poursuit après l’accident.
  4. Syndrome de Korsakoff : Il s’agit de troubles de la mémoire avec fabulation.
  5. Les aphasies : troubles du langage .Il existe deux types d’aphasie : L’aphasie de Broca, non fluente,et l’aphasie de Wernicke, qui est fluente.

Il faut savoir que l’article 76 de la loi handicap du 11 février 2005 prévoit que les personnes aphasiques peuvent se faire accompagner devant les tribunaux par une personne de leur choix ou un professionnel.

Voici les sites de deux associations concernant l’aphasie :

Association Internationale Aphasie – AIA

Fédération Nationale des Aphasiques de France

Le traumatisme crânien léger se caractérise par un score de Glasgow de 13 à 15, une perte ou altération de la conscience de moins de 30 minutes, ou une amnésie post traumatique de moins de 24 heures.

Le traumatisme crânien léger est à tort, souvent sous-estimé. Il ne doit pas être négligé. A cette fin, seul un avocat averti des caractéristiques du traumatisme crânien léger sera à même d’obtenir une bonne indemnisation pour la victime.

Le traumatisme crânien léger peut se compliquer en un syndrome post commotionnel.

Le traumatisme crânien léger est aggravé par l’état de stress post traumatique.

Le traumatisme crânien des sportifs : la commotion cérébrale

Les sportifs sont souvent victimes de traumatismes crâniens légers qui, en raison de leur répétition, deviennent graves.

Le syndrome devient post commotionnel lorsque les symptômes persistent pendant au moins trois mois.

Parmi ces symptômes on trouve, le plus fréquemment, les céphalées, des sensations vertigineuses, une intolérance au bruit, l’insomnie, une modification des humeurs et caractères, des plaintes cognitives.

Il peut survenir chez les personnes ayant été victimes d’un violent traumatisme, même s’il s’agit d’un traumatisme crânien léger. Il surgit à partir de un mois après l’évènement traumatique, voire six mois après auquel cas il s’agit d’un état de stress post traumatique à début différé. Cet état est caractérisé par des syndromes d’intrusion et de répétition (reviviscence, cauchemars), une hyperactivité ou hypervigilance (colère, irritabilité, troubles du sommeil notamment), des symptômes anxieux, des évitements.

Il est indemnisable, à la différence de l’état de stress aigu.

Le traumatisme crânien des enfants

Le traumatisme crânien est plus grave quand il survient chez l’enfant, qui est plus vulnérable et dont les aires cérébrales sont immatures. Ce type de traumatisme requiert une bonne connaissance de la part de votre avocat car il comporte des spécificités.

Le syndrome du bébé secoué en fait partie. Il constitue une infraction pénale.
Un administrateur ad hoc pourra être désigné afin de protéger l’enfant, et il pourra saisir la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infraction) d’une demande d’indemnisation.
Mon cabinet RSL Avocat, compétent dans ces domaines, est en mesure d’aider au mieux les victimes.

Les lésions de Blast : le traumatisme crânien chez les militaires

Elles sont conséquentes à une explosion. On les classe en:

  1. lésions primaires : les effets de l’onde de choc,
  2. lésions secondaires : la projection des débris sur la victime,
  3. lésions tertiaires : la projection de la victime elle-même,
  4. et lésions quaternaires : inhalation de la fumée, les brûlures, notamment.

La perte de connaissance : coma, état végétatif, Etat pauci relationnel, mutisme akinétique, locked in syndrome

Le coma est l’état de quelqu’un qui est immobile, les yeux clos, ne réagit pas au stimuli, et n’a conscience ni de lui-même ni de son environnement.

L’état végétatif est caractérisé par plusieurs critères : une ouverture intermittente des yeux avec cycles veille/sommeil, le maintien des fonctions vitales, le maintien des réflexes du tronc cérébral et de la moelle, l’absence de réponse appropriée, reproductibles et intentionnelle à un stimuli, l’absence de compréhension et d’expression du langage.

Etat pauci relationnel : on l’appelle aussi « état de conscience minimale », de patients dont les réponses sont inconstantes mais reproductibles. Les mouvements sont finalisés, la verbalisation intelligible, la fixation et le suivi du regard sont adaptés, et les manifestations affectives appropriées.

Le mutisme akinétique : c’est l’état d’une personne en état d’éveil et conscience, mais sans motricité spontanée, sans motricité oculaire spontanée, sans communication verbale spontanée.

Le locked in syndrome : Il se caractérise par une ouverture des yeux, une tétraplégie, une aphonie, des fonctions cognitives conservées, une élévation du regard et un clignement des yeux possible.

Le handicap invisible

La victime peut présenter des déficits cognitifs sans qu’aucune lésion ne soit visible au scanner ou l’IRM cérébral. Les déficits peuvent également passer inaperçus du fait de l’anosognosie. C’est ce qu’on appelle le handicap invisible.

L’anosognosie

Le traumatisé crânien est anosognosique, ce qui signifie qu’il ne reconnait pas la réalité de son état physiologique.