Le traumatisme
crânien de l’enfant
et de l’adolescent

traumatisme crânien enfant

Tout d’abord il faut dire qu’en cas d’accident ou d’agression causant le traumatisme crânien d’un enfant, les parents devraient solliciter un avocat pour demander une indemnisation au responsable. Si vous pensez que la blessure que votre enfant a subie peut avoir résulté d’actes négligents ou illicites d’autrui, il est extrêmement important de demander des conseils juridiques. Notre cabinet avocat spécialisé dans la réparation de préjudice corporel peut enquêter sur ce qui s’est passé et déterminer, s’il y a lieu, le responsable et demander une indemnisation juste.

Le traumatisme crânien responsable de lésions cérébrales est une cause importante de maladie et de mortalité pendant l’enfance. Les évaluations de son incidence chez les patients d’âge pédiatrique varient selon la définition et la méthodologie, mais la plage varie de 130 à 200 cas sur 100 000 habitants. Aussi lorsqu’un enfant est victime d’une lésion au cerveau, les conséquences peuvent mettre des années pour apparaître ou risque en bref de souffrir toute sa vie de séquelles physiques, intellectuelles et émotionnelles. C’est par conséquent crucial de s’assurer que l’enfant bénéficier du meilleur traitement médical possible. Mais quelles sont les causes d’un traumatisme crânien de l’enfant ? Quelles sont ses manifestations cliniques ? Nous verrons aussi comment mesurer la gravité du traumatisme grâce à l’échelle de Glasgow et les préjudices spécifiques du traumatisme crânien de l’enfant.

Les causes de traumatisme crânien chez l’enfant

Les principales causes de traumatisme crânien chez les enfants et les adolescents sont :

  • en premier lieu les chutes.
  • Les lésions liées à un sport.
  • Coup sur la tête, par un objet ou une collision avec un obstacle.
  • Blessures impliquant l’utilisation d’un vélo.
  • De même les blessures impliquant un véhicule automobile.

En somme on peut dire le traumatisme crânien de l’enfant est, le plus souvent, causé par une chute ou un accident de la voie publique.

Les manifestations cliniques du traumatisme crânien chez l’enfant

Les enfants victimes d’un traumatisme crânien peuvent présenter divers symptômes, y compris les suivants :

  • la céphalée.
  • Ou bien l’amnésie.
  • Altération du niveau de conscience, désorientation ou confusion.
  • Les vomissements.
  • Aussi, la perte de connaissance.
  • L’embrouillement de la vision.
  • Convulsions

De surcroît, les enfants plus jeunes peuvent présenter une léthargie ou une irritabilité. D’après les études publiées, il est difficile de conclure quel signe ou symptôme clinique, s’il y a lieu, est un prédicteur fiable de lésion intracrânienne.

Cependant, les signes suivants s’associent particulièrement aux lésions intracrâniennes :

  • perte de connaissance prolongée ou altération du niveau de conscience,
  • désorientation ou confusion; amnésie.
  • Accentuation des céphalées.
  • Des vomissements répétés ou persistants.

Précisons aussi que le traumatisme crânien de l’enfant et de l’adolescent est un dommage spécifique.

La notion de traumatisme crânien, aussi appelé traumatisme cranio cérébral (TCC), couvre les traumatismes du cerveau et du neurocrâne.

La classification de la gravité des traumatismes crâniens

Comme chez l’adulte, le traumatisme crânien de l’enfant est évalué par l’échelle de Glasgow, ou score de Glasgow, termes traduisant le « Glasgow coma scale » ou encore GCS .  L’institut de neurologie de Glasgow (Écosse) a développé cette échelle en 1974, pour les traumatismes crâniens et elle détermine ainsi la gravité du traumatisme. C’est-à-dire un traumatisme est grave si le GCS est inférieur à 8. De même, le traumatisme est modéré quand le GCS se situe entre 9 et 12. Finalement le traumatisme est léger si le GCS est entre 13 et 15.

GCS TRAUMATISME
CGS< 8 Grave
8< GCS <12 Modéré
13< GCS <15 Léger

Les patients victimes d’un traumatisme crânien mineur représentent la majorité des patients d’âge pédiatrique qui se présentent en vue de subir une évaluation médicale pour cette éventualité. Aussi les patients victimes d’un traumatisme modéré ou grave risquent davantage de présenter une pathologie intracrânienne qui exige des soins de soutien ou un traitement particulier en milieu hospitalier.

Échelle de Glasgow

C’est une échelle allant de 3  qui correspond à un coma profond à 15 correspondant à une personne parfaitement consciente, et qui s’évalue sur trois critères :

  1. ouverture des yeux.
  2. réponse verbale.
  3. réponse motrice.

Ci-dessous le tableau de l’échelle de Glasgow pédiatrique

Échelle de Glasgow pédiatrique

Ouverture des yeux Réponse verbale Réponse motrice
Spontanée 4 Gazouillis, babillage 5 Mouvements spontanés, dirigés 6
À la parole 3 Irritabilité, pleurs 4 Retrait au toucher 5
À la douleur 2 Pleurs à la douleur 3 Retrait à la douleur 4
Nulle 1 Gémissements à la douleur 2 Flexion anormale 3
Nulle 1 Extension anormale 2
Nulle 1

Pour en savoir plus sur L’échelle de Glasgow ->

L’évaluation du dommage corporel de l’enfant traumatisé crânien requiert de la part de l’avocat des connaissances précises. En effet, une lésion cérébrale survenant chez un enfant aura des conséquences bien plus graves que chez un adulte. Par ailleurs, le handicap invisible chez l’enfant est de nature à compliquer l’évaluation de ses préjudices.

Traumatisme crânien de l'enfant

Le syndrome dysexécutif.

Le syndrome dysexécutif se compose d’un groupe de symptômes, habituellement causés par des lésions cérébrales, qui relèvent des catégories cognitives, comportementales et émotionnelles et qui ont tendance à se manifester ensemble. Alan Baddeley a introduit d’abord le terme pour décrire un modèle commun de dysfonctionnement dans les fonctions exécutives, telles que la planification, la pensée abstraite, la flexibilité et le contrôle comportemental. Le syndrome était autrefois connu sous le nom de syndrome du lobe frontal. Mais le syndrome dysexécutif souligne le schéma fonctionnel des déficits (les symptômes) sur l’emplacement du syndrome dans le lobe frontal. Ce qui n’est souvent pas la seule zone affectée.

Les troubles dysexécutifs sont très fréquents chez l’enfant et peuvent se manifester plusieurs années après le traumatisme. Ceci car les régions frontales du cerveau ne sont matures qu’autour de l’âge de 20- 25 ans.

Ce qui explique que c’est seulement à l’âge adulte qu’il est possible de déterminer la véritable ampleur des troubles dysexécutifs et que ces troubles aient souvent des conséquences majeures pour l’enfant.

En effet, les fonctions exécutives jouent un rôle dans la formulation des buts, la planification, la flexibilité, l’inhibition, la résolution de problèmes, la mémoire de travail, le comportement moral et social.

En général, les troubles des fonctions exécutives ont chez l’enfant des conséquences sur son autonomie, sa réussite scolaire et sociale, ses interactions sociales, son intégration dans le monde du travail, et son autonomie à l’âge adulte.

Des tests sont utilisés pour évaluer les troubles des fonctions exécutives.

L’avocat dans son travail d’évaluation des préjudices devra tenir compte de ces lésions pour l’indemnisation de la victime. Ceci en s’appuyant notamment sur ces tests et sur un bilan neuropsychologique.

Traumatisme crânien de l’enfant : le syndrome du bébé secoué

Le syndrome du bébé secoué est également une source de traumatisme crânien de l’enfant. La Haute autorité de santé le définit  à juste titre comme suit :

« Le syndrome du bébé secoué (SBS) est un sous-ensemble des traumatismes crâniens infligés ou traumatismes crâniens non accidentels (TCNA), dans lequel c’est le secouement, seul ou associé à un impact, qui provoque le traumatisme crânio-cérébral. Les secousses en cause sont toujours violentes, produites le plus souvent par une saisie manuelle du thorax du bébé sous les aisselles. Les décélérations brutales antéro-postérieures de la tête sont responsables d’un ballottement du cerveau dans la boîte crânienne et de l’arrachement des veines ponts situées à la convexité. Il survient la plupart du temps chez un nourrisson de moins de 1 an et dans 2/3 des cas de moins de 6 mois. »

De nos jours, plusieurs centaines d’enfants sont victimes, en France, de cette forme de maltraitance. Aussi, la méconnaissance du diagnostic est fréquente. Cette méconnaissance expose par la suite au risque de récidive et donc de séquelles sévères persistantes ou de décès. Le coût humain et financier de ce syndrome est considérable.

Syndrome du bébé secoué : les recommandations de la Haute autorité de santé

La Haute autorité de santé a élaboré des recommandations pour permettre de déceler ou caractériser le syndrome du bébé secoué que nous détaillons par la suite :

Le Syndrome du bébé secoué est ainsi certain dans ces trois cas :

  1. avec caillots à la convexité (vertex) traduisant la rupture de veines-ponts
  2. ou HSD plurifocaux et HR quelles qu’elles soient
  3. ou, de même, HSD unifocal avec lésions cervicales et/ou médullaires.

Le syndrome du bébé secoué est aussi probable dans ces trois cas :

  1. HSD plurifocaux même sans aucune autre lésion
  2. ou HSD unifocal avec HR intrarétiniennes limitées au pôle postérieur
  3. ou aussi HR touchant la périphérie et/ou plusieurs couches de la rétine, qu’elles soient uni ou bilatérales.

Le rôle de l’avocat et le syndrome du bébé secoué.

Secouer un bébé peut certainement constituer un crime ou un délit si l’intention est établie et suivant les cas. Précisons aussi que toute personne ayant connaissance de mauvais traitements sur mineur doit le signaler.

L’avocat doit, par ailleurs, avoir une bonne connaissance des problématiques du syndrome du bébé secoué. Il pourra ainsi engager une procédure devant la juridiction pénale et saisir la CIVI, commission d’indemnisation des victimes d’infractions.

Précisons de même que la CIVI ne peut être saisie que dans un certain délai :

  • 3 ans à partir de la date de l’infraction, s’il n’y a pas encore eu de procès,
  • mais encore, s’il y a déjà eu un procès, 1 an à partir de la décision définitive rendue par un tribunal pénal.

Quand que le secouement est établi, l’indemnisation est alors possible, quand bien même l’auteur ne serait pas identifié.

Nous recommandons, par ailleurs, de parcourir les sites relatifs au syndrome du bébé secoué :

•  Haute Autorité de Santé :Syndrome du bébé secoué ou traumatisme crânien non accidentel par secouement >

•  Syndrome du bébé secoué >

Les préjudices spécifiques en cas de traumatisme crânien chez l’enfant.

A titre d’exemple, le besoin en tierce personne chez l’enfant n’est pas déterminé de la même façon que chez l’adulte. Il en est de même pour le préjudice d’agrément. Les parents et les proches de l’enfant victime doivent en outre être indemnisés au titre de leur préjudices. Il s’agit de leur préjudice d’affection, des troubles dans leur condition d’existence, de leur préjudice économique, ou de leur syndrome dépressif post traumatique.

voir à ce sujet : La nomenclature Dintilhac

La demande de désignation d’un expert par le Tribunal, qui sera faite par votre avocat, est elle aussi spécifique dès lors qu’elle concerne l’enfant cérébro-lésé.

Il se peut, par ailleurs, qu’en cas de conflit entre ses intérêts et ceux de ses parents et lorsque l’avocat représente l’enfant traumatisé crânien, celui-ci soit amené à désigner un administrateur ad hoc.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les démarches légales que vous pouvez entreprendre, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous auprès de notre cabinet d’avocat à Paris. Nous pouvons vous aider à comprendre vos droits et les options disponibles pour vous et votre enfant.

Traumatisme crânien de l’enfance : Pronostic neurologique du traumatisé crânien à moyen et long terme

Présentation vidéo par le Dr Mathilde CHEVIGNARD, Ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien Chef de Clinique Assistant des Hôpitaux de Paris. Depuis novembre 2003, Praticien Hospitalier dans le service de Rééducation des Pathologies Neurologiques,  sur les conséquences du traumatisme crânien sur l’enfant

Vous devez accepter les cookies ->marketing pour voir cette vidéo provenant d'un autre site, comme youtube.com ou vimeo.com.