📌 En résumé
- 🚶♀️ Passager, piéton, cycliste : la loi protège fortement les victimes non conductrices.
- ⚖️ Vous pouvez être indemnisé même sans prouver une faute (cadre de la loi Badinter).
- 📄 Un dossier solide repose sur des preuves : certificat médical, documents de soins, constats, témoignages, et parfois procès-verbal.
- 🤝 Une offre d’assurance n’est pas une “obligation” : elle se discute, se conteste, et peut être judiciarisée si nécessaire.
Après un accident de la circulation, les démarches s’enchaînent vite : soins, arrêt de travail, documents à fournir, échanges avec l’assureur… Dans ce contexte, connaître vos droits est essentiel pour éviter une réparation incomplète. Cette page vous explique l’essentiel : qui peut être indemnisé, sur quel fondement, quels recours, et quels réflexes pour protéger votre dossier.
Qu’est-ce qu’un accident de la route au sens juridique ?
On parle d’accident de la route lorsqu’un événement soudain sur une voie ouverte à la circulation implique au moins un véhicule terrestre à moteur et entraîne des dommages (notamment corporels). Ce cadre est déterminant, car il conditionne l’application des règles d’indemnisation.
Qui peut être indemnisé ? Victime directe et victimes par ricochet
Le droit distingue surtout :
- La victime directe : la personne blessée (atteinte physique et/ou psychologique).
- Les victimes indirectes (par ricochet) : les proches qui subissent un préjudice du fait des conséquences de l’accident (notamment en cas de blessures graves ou de décès).
À ce stade, on parle de victimes. Ensuite, l’indemnisation porte sur les préjudices (souffrances, pertes de revenus, déficit fonctionnel, préjudice d’agrément, etc.).
Réflexe clé : faites établir un certificat médical initial le plus tôt possible, et conservez systématiquement les justificatifs (soins, transports, arrêts, dépenses, aide humaine…).
La loi Badinter : un cadre protecteur pour les victimes
La loi du 5 juillet 1985 (dite loi Badinter) est le texte central en matière d’accident de la circulation. Elle organise l’indemnisation des victimes lorsqu’un véhicule terrestre à moteur est impliqué.
- Passagers, piétons, cyclistes : ils bénéficient en principe d’une protection renforcée (réparation très largement facilitée).
- Conducteurs : l’indemnisation dépend davantage des circonstances, du partage de responsabilité et des garanties d’assurance.
- Offre d’assurance : elle doit être analysée avec attention (poste par poste), car une offre “rapide” peut être incomplète.
Texte officiel : Loi n°85-677 du 5 juillet 1985 (Legifrance).
Quels sont vos droits concrets après l’accident ?
- Droit à la réparation de vos préjudices (corporels et, selon les cas, économiques et matériels).
- Droit à un dossier complet : vous pouvez demander les éléments utiles (constats, témoignages, pièces médicales, documents d’assurance…).
- Droit à l’expertise : l’évaluation médicale structure l’indemnisation (et doit être préparée).
- Droit de refuser une offre insuffisante : une proposition d’indemnisation se discute et peut être contestée.
- Droit d’être accompagné : un avocat peut sécuriser la preuve, la stratégie et la négociation (ou engager une procédure si nécessaire).
Amiable, civil, pénal : quels recours sont possibles ?
Selon les circonstances, la réparation peut passer par :
- Une procédure amiable avec l’assureur (souvent la voie initiale, mais à encadrer).
- Une procédure civile si l’indemnisation proposée est insuffisante ou contestée.
- Une procédure pénale en cas d’infraction (alcool, stupéfiants, délit de fuite, blessures involontaires…). La victime peut se constituer partie civile.
Important : les délais et stratégies varient selon les cas (civil / pénal / assureur / fonds de garantie). En pratique, agir tôt évite de perdre des preuves et améliore la négociation.
FGAO : et si le responsable est inconnu ou non assuré ?
Lorsque l’auteur est non assuré ou non identifié, la réparation peut relever du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Les conditions et délais de saisine sont stricts : il faut constituer un dossier solide et agir sans tarder.
Ressource officielle : Service-Public.fr – Réparation par le FGAO.
Ressources utiles
- Justice.fr – Bureau d’aide aux victimes (BAV)
- France Victimes – numéro national 08 842 846 37
- FGAO – Circulation (conditions et délais)
FAQ – Vos droits après un accident de la route
Dois-je prouver la faute de l’autre conducteur pour être indemnisé ?
Pas nécessairement. Selon votre statut (passager, piéton, cycliste, conducteur) et les circonstances, la loi Badinter facilite l’indemnisation. Chaque dossier doit être analysé précisément.
Quels documents sont importants dès le départ ?
Certificat médical initial, arrêts de travail, justificatifs de soins et de dépenses, coordonnées des témoins, photos, constat amiable si possible, et tout document d’assurance. Un dossier incomplet fragilise l’indemnisation.
Que faire si l’assurance propose une somme trop faible ?
Vous pouvez contester l’offre. L’enjeu est d’évaluer les préjudices poste par poste (souvent après expertise) et de négocier ou engager une procédure si nécessaire.
Et si le responsable n’est pas assuré ou a pris la fuite ?
Le FGAO peut indemniser dans certaines conditions, avec des délais et des règles strictes. Il faut agir vite et constituer un dossier solide.
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