📌 En bref :
⏱️ Des délais stricts encadrent l’offre d’indemnisation des assureurs.
💶 La victime peut solliciter une avance financière (“provision”).
⚖️ L’indemnité définitive dépend de la consolidation médicale.
📨 En cas de retard injustifié, l’assureur peut être sanctionné financièrement.
🤝 Une négociation ou une procédure judiciaire peut être engagée en cas de désaccord.
Délais légaux de l’assureur après un accident de la route (récapitulatif)
- 8 mois à compter de l’accident : délai maximal pour présenter une offre d’indemnisation à la victime (au moins provisionnelle si l’état n’est pas consolidé).
- 3 mois à compter de l’accident : si l’assureur n’a pas été informé de la consolidation dans ce délai, l’offre peut être provisionnelle (l’indemnisation définitive viendra après).
- 5 mois : délai pour présenter l’offre définitive à compter du moment où l’assureur est informé de la consolidation.
- Provision : la victime peut solliciter une avance pour faire face aux dépenses immédiates.
- Sanctions : en cas de retard, l’indemnité produit intérêt au double du taux légal (dans les conditions prévues par le Code des assurances).
Les délais d’indemnisation font partie des points les plus fréquemment contestés entre victimes et assureurs après un accident de la route. Pour le cadre général (droits, expertise, préjudices), voir : Indemnisation après un accident de la route.
Pourquoi des délais dans l’indemnisation ?
En France, le droit prévoit des délais encadrés pour garantir aux personnes blessées un traitement équitable et relativement rapide de leur demande d’indemnisation après un sinistre corporel.
La loi du 5 juillet 1985 (dite loi Badinter) impose un cadre procédural aux assureurs afin de limiter les situations de blocage alors que la victime est fragilisée.
Provision : une avance pour couvrir les premières dépenses
À la suite d’une collision ou d’un choc impliquant un véhicule, les frais peuvent s’accumuler rapidement : soins, hospitalisation, perte de revenus, frais de transport, besoins d’aide, aménagements temporaires.
Pour y faire face, la victime peut demander une provision, c’est-à-dire une somme versée à titre d’avance sur la future indemnité.
Délai (repère pratique) :
En pratique, l’offre (au moins provisionnelle) doit intervenir au plus tard dans les 8 mois suivant l’accident lorsque le dossier est constitué, y compris si l’état de santé n’est pas encore consolidé.
📌 Pour une vision globale des droits des victimes (piéton, cycliste, passager, conducteur, recours, FGAO), voir : Vos droits après un accident de la route.
L’offre d’indemnisation : un calendrier à respecter
L’offre d’indemnisation : un calendrier à respecter
L’assureur doit respecter un calendrier strict. En pratique, une offre doit intervenir dans un délai maximal de 8 mois à compter de l’accident. Si la consolidation n’est pas acquise, l’offre peut être provisionnelle. Une fois la consolidation portée à la connaissance de l’assureur, une offre définitive doit être présentée dans les 5 mois.
- Offre (max) : 8 mois à compter de l’accident.
- Offre définitive : 5 mois après information de la consolidation.
La consolidation : un jalon médical indispensable
La consolidation correspond au moment où l’état de santé est considéré comme stabilisé, même si des séquelles persistent.
C’est une étape déterminante : elle permet de fixer précisément les atteintes physiques, psychologiques et économiques et d’ouvrir la voie à une indemnisation définitive.
Conséquence :
Sans consolidation, l’indemnisation reste en principe provisoire (provisions). Une indemnisation définitive suppose que l’état soit stabilisé et évalué médicalement.
Refuser une offre : recours amiable ou contentieux
Il est fréquent qu’une offre soit jugée insuffisante. Dans ce cas, plusieurs options existent :
- Négociation amiable : discussion poste par poste, avec pièces justificatives et arguments.
- Procédure judiciaire : lorsque la discussion n’aboutit pas, ou lorsque l’expertise / la responsabilité / le chiffrage sont contestés.
💬 À noter : engager une procédure n’empêche pas un accord amiable : un règlement peut intervenir à tout moment.
Sanctions en cas de retard
En cas de manquement aux délais, la législation prévoit des sanctions financières : des intérêts peuvent être appliqués sur le montant de l’indemnité en raison du retard.
📌 Texte de référence :
Article L211-13 du Code des assurances (Légifrance) : le texte prévoit, dans les conditions qu’il fixe, une majoration des intérêts en cas de retard dans l’offre.
Accompagnement juridique par le cabinet RSL Avocat
Naviguer dans le parcours d’indemnisation exige rigueur, maîtrise des délais et stratégie face à l’assureur.
Notre cabinet, dirigé par Maître Raphaële Secnazi-Leiba, accompagne les victimes à Paris et partout en France.
🔹 Demande de provision
🔹 Analyse et contestation d’une offre insuffisante
🔹 Négociation avec l’assureur
🔹 Procédure devant le juge si nécessaire
Informations pratiques
- 📞 Téléphone : 01 84 74 45 75
- 📧 Émail : contact@rsl-avocat.com
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❓ FAQ – Questions fréquentes
Quel est le délai pour toucher une provision après un accident ?
Une avance (“provision”) peut être sollicitée pour couvrir les dépenses immédiates. En pratique, l’assureur doit présenter une offre au plus tard dans les 8 mois suivant l’accident (au moins provisionnelle si la consolidation n’est pas acquise), sous réserve d’un dossier suffisamment renseigné.
Que faire si l’assureur ne respecte pas les délais ?
Le non-respect des délais peut entraîner des sanctions financières (intérêts majorés). Un avocat peut mettre en demeure l’assureur, structurer la preuve du retard et engager la procédure adaptée si nécessaire.
Peut-on refuser l’offre de l’assureur ?
Oui. Une offre n’est pas une obligation : elle se discute poste par poste, avec pièces et arguments. En cas de désaccord, une négociation peut être menée et une action judiciaire engagée si besoin.
Qui décide de la consolidation ?
La consolidation est une notion médicale : elle est généralement retenue à l’issue de l’évaluation (médecin-conseil / expert) en lien avec le suivi médical. En cas de contestation, une expertise contradictoire ou judiciaire peut être nécessaire.
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