Victime d’un accident de la route : que faire ? La priorité est la santé physique et psychologique. Mais certaines démarches doivent être engagées rapidement pour préserver vos droits et préparer la suite (enquête, expertise, indemnisation).
📌 En résumé — les réflexes essentiels
- Urgence & soins : sécuriser, appeler les secours, consulter rapidement (même si les douleurs semblent “supportables”).
- Constater les faits : police/gendarmerie si blessé(s), photos, témoins, coordonnées.
- Documents : certificat médical initial (CMI), comptes rendus, arrêts de travail, factures, frais engagés.
- Déclarations : déclaration à l’assurance (dans les délais du contrat) + démarches CPAM / employeur.
- Indemnisation : ne signez rien (transaction, offre) sans comprendre l’impact sur vos droits.
👉 Pour comprendre le “parcours” complet après un accident : l’enquête après un accident de la route, le procès-verbal (PV), et la page de référence indemnisation après un accident de la route. Pour les délais et versements : délais et paiements.
Que faire après un accident de la route ? Les premières démarches
Lors d’un accident de la route ayant entraîné des dommages corporels, la police ou la gendarmerie peut intervenir et établir un procès-verbal d’enquête. Ce PV décrit les circonstances (constatations, dépositions, témoignages, croquis, photographies). Ensuite, dès que l’état de la victime le permet, une audition peut avoir lieu.
En cas d’accident corporel grave (hospitalisation, séquelles, arrêt de travail important), il est souvent utile d’être conseillé par un avocat des victimes d’accidents de la route, notamment avant toute discussion chiffrée avec l’assureur.

Le procès-verbal de police
Le procès-verbal d’enquête est une pièce importante : il aide à déterminer les responsabilités après un accident de la circulation. Il peut concerner :
- la responsabilité pénale (sanctionner une infraction),
- la responsabilité civile (réparer et indemniser la victime).
👉 À lire : Procès-verbal d’accident : rôle, contenu, accès.
La déposition de la victime
Cette déposition a lieu dès que l’état de la victime le permet. Le service de police ou de gendarmerie affecté à l’enquête entend la victime sur les faits. Elle donne sa version, dans la mesure de ses souvenirs.
Au cours de l’audition, les autorités demandent si la victime souhaite porter plainte. La réponse peut être donnée plus tard : la victime peut ensuite se déplacer au commissariat/à la brigade pour enregistrer une plainte, ou adresser un courrier au procureur de la République territorialement compétent.
Il est par ailleurs possible d’apporter un complément (témoins, éléments nouveaux) : cela donnera lieu à un procès-verbal supplémentaire.
À noter : l’absence de plainte n’empêche pas, en soi, l’indemnisation du dommage corporel.
Les déclarations après l’accident
La victime reste responsable de certaines déclarations. Elle doit notamment déclarer le sinistre à son assurance et informer la caisse d’assurance maladie (ou l’organisme de protection sociale), ainsi que l’employeur (ou Pôle emploi), selon la situation.
Déclarer le sinistre à l’assurance
En cas de dommages corporels, la victime doit adresser à l’assurance différents documents : certificat médical (ou certificat d’hospitalisation), avis d’arrêt de travail (si prescrit) accompagné d’une lettre explicative, et l’exemplaire du constat amiable s’il existe.
Qu’il y ait ou non un constat amiable, il existe une obligation de déclaration à la compagnie d’assurances, comme le précise l’article L113-2 du Code des assurances, dans le délai prévu par le contrat.
Ce délai ne peut être inférieur à 5 jours ouvrés. La déclaration peut être faite par courrier, par téléphone ou via le site de l’assureur. Nous recommandons de la faire aussi par lettre recommandée avec accusé de réception.
Informer la CPAM / protection sociale et l’employeur (ou Pôle emploi)
En cas de dommage corporel causé par un tiers, la victime doit déclarer l’accident à la caisse d’assurance maladie (ou organisme équivalent), notamment via le formulaire CERFA « Déclaration d’un dommage corporel causé par un tiers ».
S’il y a prescription d’un arrêt de travail, il faut transmettre, dans un délai de 48 heures :
- les volets n°1 et n°2 de l’avis d’arrêt de travail au service médical de la caisse,
- le volet n°3 à l’employeur, ou à Pôle emploi.

Les bons réflexes après l’accident
Juste après l’accident (dans la mesure du possible), il est utile de recueillir des preuves, de noter l’évolution de l’état de santé, et d’éviter toute décision précipitée (offre, transaction, déclaration approximative).
👉 Pour la suite : indemnisation, expertise médicale, délais et paiements.
Recueillir des témoignages
Après l’accident, nous recommandons à la victime ou à ses proches de recueillir les témoignages des personnes présentes. Dans certains dossiers, ces éléments permettent d’établir qu’une faute n’est pas imputable à la victime.
Le témoin doit décrire précisément ce qu’il a vu, respecter la forme prévue, et joindre la copie de sa pièce d’identité. Un modèle figure sur Service-Public.fr →
Choisir un avocat indépendant et compétent
En pratique, l’évaluation d’un dommage corporel est technique et se joue sur les preuves, l’expertise et le chiffrage poste par poste. Une transaction signée avec l’assureur peut ensuite limiter les versements à ce qui est prévu dans l’accord.
Nous conseillons donc à la victime d’être assistée d’un avocat pour la défense de ses droits, notamment pour préparer l’expertise, documenter les besoins futurs et sécuriser l’indemnisation.
Il convient aussi de s’assurer que l’avocat est indépendant des compagnies d’assurances, et qu’il justifie d’une pratique réelle en dommage corporel.
À l’hôpital : tenir un carnet et constituer son dossier
Nous conseillons à la victime ou à ses proches, dès que possible, de tenir un carnet pour consigner chaque jour l’évolution de l’état de santé (physique et psychologique).
À la sortie de l’hôpital, les heures d’aide humaine peuvent y être notées précisément (toilette, aide ménagère, déplacements). Les frais engagés liés à l’accident (taxis, aménagements, assistance) doivent aussi être conservés.
Les proches (ou ayants droit en cas de décès) doivent conserver tous les justificatifs : déplacements, taxis, hôtel, frais d’accompagnement. Sans justificatifs, le remboursement est compromis.
Enfin, il faut réunir tous les documents médicaux : certificat médical initial (CMI), fiche des urgences, imageries, comptes rendus, ordonnances, analyses, compte rendu de sortie, etc. Ces éléments structurent le dossier d’indemnisation.
Récupérer le dossier médical
À la sortie de l’hôpital, la victime ou ses proches peuvent demander l’intégralité du dossier médical. La loi du 4 mars 2002 encadre ce droit : les informations datant de moins de cinq ans sont en principe communiquées sous huit jours, et sous deux mois pour les informations plus anciennes (hors frais d’envoi postal).
En cas de difficulté ou de refus, l’avocat peut accompagner la demande et, si nécessaire, engager les recours utiles.
Documents médicaux essentiels
Parmi les documents médicaux indispensables, le CMI (certificat médical initial) est central : rédigé le jour de l’accident (ou peu après), il mentionne les lésions constatées. Il est important que toutes les lésions y figurent, car cela facilite ensuite le lien avec l’accident.
Autres documents utiles
Le rapport des pompiers
L’avocat en charge du dossier peut, selon les cas, se procurer le rapport des pompiers lorsqu’ils sont intervenus.
Le procès-verbal de police
Le procès-verbal est également un document important. L’assureur doit informer la victime qu’elle peut obtenir, sur simple demande, la copie du PV d’enquête de police ou de gendarmerie.
Contact : RSL Avocat – dommage corporel
Le cabinet RSL Avocat accompagne les victimes d’accidents de la route. J’interviens à Paris et partout en France pour défendre vos droits et viser une indemnisation cohérente avec vos besoins présents et futurs.
Intervention dès les premières démarches (enquête, expertise médicale, provisions, indemnisation finale).
Avocate en dommage corporel, j’interviens notamment en matière d’accidents de la circulation : droit pénal routier, responsabilité civile et droit des assurances.
Écoute, confiance et réactivité sont indissociables de mon action. Avocate au barreau de Paris, j’assiste les victimes dans toutes les démarches administratives et juridiques, avec pour objectif d’obtenir la meilleure indemnisation possible des préjudices subis.
Honoraires : aucune somme à débourser au départ
S’agissant des accidents de la circulation, la victime n’a aucune somme à débourser au départ pour les honoraires. Le cabinet prélèvera ses honoraires lors du versement de la première provision et sur les provisions/indemnisations à venir.
Cabinet situé à Paris (17e). Contact : +33 (0) 1 84 74 45 75 • contact@rsl-avocat.com
❓ FAQ – Que faire après un accident de la route ?
Que faire immédiatement après un accident de la route (avec blessure) ?
Priorité : sécurité et soins. Alertez les secours si nécessaire, protégez la zone, puis faites constater l’accident (police/gendarmerie en cas de blessé). Conservez aussi tout ce qui peut servir de preuve : photos, coordonnées des témoins, coordonnées des véhicules et des assureurs.
Dois-je déclarer l’accident à mon assurance, même si je ne suis pas responsable ?
Oui. La déclaration du sinistre à l’assureur est en pratique indispensable, y compris si vous estimez ne pas être responsable. Le contrat fixe un délai, qui ne peut pas être inférieur à 5 jours ouvrés. Idéalement : déclaration + envoi des pièces (certificat médical, arrêt de travail, constat si établi).
Comment obtenir le procès-verbal (PV) de police ou de gendarmerie ?
Le PV n’est pas remis immédiatement. Il peut être communiqué via l’assureur lorsqu’il l’a au dossier, ou via un avocat qui en fait la demande selon l’état de la procédure. Le PV est souvent une pièce clé pour la responsabilité et l’indemnisation.
Faut-il porter plainte pour être indemnisé ?
Non, l’indemnisation n’est pas conditionnée au dépôt de plainte. En revanche, une plainte peut être utile si les circonstances sont contestées (responsabilité, conduite sous alcool/stupéfiants, délit de fuite, etc.) ou si vous devez faire préciser les faits par l’enquête.
Pourquoi le certificat médical initial (CMI) est-il si important ?
Parce qu’il “fige” médicalement les lésions au début du dossier. Plus le CMI est précis (douleurs, limitations, troubles psychologiques, examens), plus il est facile de rattacher les séquelles à l’accident. En cas d’oubli, l’imputabilité devient plus difficile à défendre.
Dois-je prévenir la CPAM (ou mon organisme) après un accident causé par un tiers ?
Oui, c’est une démarche importante en cas de dommage corporel causé par un tiers : elle permet notamment la prise en compte des soins et la gestion des recours. Beaucoup de situations passent par une déclaration “tiers responsable” (souvent évoquée à 15 jours dans la pratique administrative).
Quels documents faut-il conserver pour protéger mes droits ?
Gardez : CMI, comptes rendus, ordonnances, arrêts de travail, justificatifs de dépenses (transport, aide, matériel), preuves (photos/vidéos), coordonnées des témoins, échanges avec l’assureur, et un “carnet” des douleurs et impacts au quotidien (aide humaine, fatigue, anxiété, etc.).
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